Stop! On arrête les moteurs!

Bonjour à toi qui lis ces lignes,

Ce matin, j’avais au programme de la journée de faire mes publications programmées sur Facebook pour le mois de mai. Depuis janvier, à la suite des formations que j’ai suivi à propos des interactions sur les réseaux sociaux et de l’artiste entrepreneur, je m’étais fait toute une planification de ce qui serait publié à chaque jour, ou presque, pour l’année 2022! Ça me donnait l’impression de donner de l’importance à mes produits et services.

Depuis quelques semaines, je mets mon principal focus sur la présence à moi, afin de m’ancrer de plus en plus. J’ai tendance à beaucoup vivre dans ma tête. Ce n’est malheureusement pas toujours satisfaisant et bien souvent fatiguant. Je suis donc dans une démarche d’être plus présente à mon corps et à mes ressentis. C’est ce que j’ai appris dans mon année et demi de formation au CRAM. Être présente à ce qui est là. Pas toujours facile. Parce que ce qui est là, ça peut être drôlement inconfortable. Ce n’est pas pour rien qu’il est facile de se laisser entraîner dans les divertissements et les projets à ne plus finir, ça nous coupe de ce qui peut être inconfortable dans le moment présent. En s’occupant, on n’a plus besoin d’y penser. Le problème, c’est que ça ne soulage que sur le court terme. L’inconfort demeure et se fait de plus en plus criant, jusqu’à ce qu’il devienne impossible de ne plus l’entendre. Bon, je vous rassure, je ne suis pas dans une position inconfortable au point de m’en rendre malade en ce moment. Mais à force d’être présente à moi, je prends de plus en plus conscience de mes fonctionnements et de la cohérence ou de l’incohérence de mes actions. Aujourd’hui, de faire ma petite planification du mois de mai sur Facebook, ce n’est pas cohérent. Je pourrais le faire pareil, ça ne me prendrais que quelques heures…. à la place, je prends le temps de m’intérioriser et de voir pourquoi ça résiste? Pourquoi il n’y a pas de plaisir? Qu’est-ce que je peux faire pour que ça soit joyeux?

La réponse se présente assez rapidement. Plus on pratique la présence à soi, plus les réponses sont claires et rapides. Je suis dans un entre-deux. En fait, j’ai l’impression qu’il y a plusieurs entres-deux en ce moment. Ça bouge tout en étant au ralenti. Il est temps de remettre les pendules à l’heure et d’arrêter les moteurs!

Au fil des ans, j’ai reçu le surnom de « machine » par plusieurs. Je grimace à vous l’écrire. Bien qu’il y avait une sorte d’admiration des gens qui me l’ont « offert », je n’ai jamais été confortable de recevoir ce qualificatif, car voyez-vous, je suis humaine, pas une machine. Pourtant, j’ai fonctionné pendant des années à plein régime, prenant les piles de travail et passant à travers assez rapidement pour en prendre plus que nécessaire. J’étais efficace, assez précise, motivée, disciplinée, organisée, etc. J’étais surtout sur un automatisme d’en faire le plus possible pour que le temps passe rapidement. La peur de l’ennui était monstrueuse. Ça me prenait des projets sans arrêt. Quand j’arrivais vers la fin d’un projet, j’étais déjà en train de penser au prochain, car l’entre-deux, je trouve ça vraiment souffrant!

Pourtant, en ce moment, je prends le temps de m’assoir dans les entres-deux que je suis en train de vivre, parce que je n’ai plus l’énergie de m’étourdir de 400 projets. J’en ai marre de me disperser et de me perdre du même coup. La société d’expansion et du toujours plus, ça ne me parle pas. Ça ne m’a jamais parlé, mais là je suis prête à faire le pas d’aller contre-courant, de travailler la non-productivité, de ralentir suffisamment pour ressentir. Prendre une pause. N’agir que lorsque le mouvement se fait sentir de l’intérieur, comme une vérité absolue. Mettre le mental à off et passer par dessus bord les « faut qu’on », les « y vont penser quoi » et tralala.

En cette journée de veille de Pâques, j’ai envie de m’offrir de renaître à qui je suis, ni plus ni moins; de sortir de ma tête qu’il y a des algorithmes qui gèrent ce que je publie et que par conséquent, je devrais faire ceci comme ça et cela comme ci. J’ai envie d’explorer ce que je me propose de vous offrir dans un futur plus ou moins proche: un accompagnement d’ancrage et de présence à ce qui est là, peu importe ce que c’est. Ce n’est pas tout à fait clair le quand, où, quoi, comment. Je suis encore à découvrir des outils et à les perfectionner, mais je sais que ma mission est d’apprendre aux autres l’écoute et la créativité dans toutes leurs subtilités, de redonner à chacun la clé de son pouvoir. Ça me parle énormément! Je vois bien que mon chemin n’est pas encore tracé. Et même si j’aime explorer les voies parallèles, je vois bien que je me sens vite limitée par ce qui vient de l’extérieur.

De m’assoir dans mon entre-deux me demande du courage. Le courage d’être différente. Le courage de me faire confiance de A à Z. Le courage de prendre le temps. Le courage d’arrêter la machine pour la reprogrammer, en cohérence avec les valeurs que je porte et non celles de la logique ou celles qui sont déjà acceptées et connues. Le courage de faire le chemin sans savoir où cela me mènera. Ça me demande aussi l’humilité de me tromper, d’être imparfaite, voire marginale ou simplement humaine.

Tout ça pour vous dire que je ne ferai plus de publications programmées à l’avance à partir de mai. Vous me direz sûrement que vous ne saviez pas que c’était programmé d’avance, hihi. Et bien oui! Ça prend une discipline incroyable pour publier à chaque jour sans faute ou quelqu’un qui est payé pour le faire à ma place! Je vais me donner le droit de sauter des journées ici et là, voir même d’oublier. À présent, mon intention est de publier en présence et en conscience de qui je suis et non de ce que les lois changeantes du marketing proclament. Je prends le temps de l’écrire ici, car je suis consciente du dépassement que ça va me demander et j’espère que vous serez là pour interagir avec moi lorsque l’élan sera là.

Arrivez-vous à sortir du pilote automatique? N’hésitez pas à partager vos trucs pour y arriver!

Bonne journée lumineuse

Fleuressence

Je vous laisse avec une image de mon oeuvre « Au coeur du moment du présent »

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